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 Demain les Poulpes (Bretagne)

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marysharon
Her Royal Badness


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MessageSujet: Demain les Poulpes (Bretagne)   Dim 31 Jan - 18:18

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"Il était une fois un village de vilains au coeur du W35. C'est qu'il avait un drôle de nom, Le Rheu, planté d'arbres au milieu des champs et de la lande gallèse. Tant et si bien que son expérimental collège 68ard finit par s'appeler le "Georges Brassens" et sa résidence 3ième âge "Auprès de mon Arbre"! Bref, de quoi devenir complètement punk. D'ailleurs il y avait des bandes de jeunes désoeuvrés, lassés des associations sportives et du vacarme de la salle de jeux, qui ne trouvèrent pas mieux que d'aller faire un max de bruit, prenant d'assaut des salles polyvalentes à l'accoustique redoutable, armés de leurs amplis criards et de leurs grattes discount. C’est au collège, à l’occasion d’un spectacle sur le thème de la Marée Noire, Amoco Cadiz 1978 que naquirent Dune et Athalis, groupes de rock progressif planant qui fusionnèrent pour donner Engeance. Puis, fait unique, la mairie décida d'octroyer un local de répétition à ces jeunes, La Cotiais, petite maison en rase campagne, à l'abri des vindictes citoyennes outrées par tant de bruit, effrayées par cette irruption sonore de la débauche dans leur paroisse. C'était inoui, à part quelques stupides visites préventives des fins gendarmes du bled voisin, nos jeunes furent laissés tranquilles, livrés à eux-mêmes sur la voie de l'auto-gestion. Pas de comptes à rendre, pas d'horaires, pas d'animateur socio-culturel! Que de la liberté, dingue, impensable. De nombreux groupes virent le jour. Des concerts et des tournées furent organisés. Des séances d’enregistrement se succédèrent, d’abord sur 4 pistes puis au studio professionnel "Belotte" Blanche ouvert en plein bourg. C'est dans ce chaudron magique que le Funk fit une apparition spontanée et inexplicable, devenant l'ingrédient majeur de trois groupes: Marie-Patch, Defek Fun et Sepia Seca. Des années fertiles s'écoulèrent, émaillées de concerts et de jams nocturnes, à l'abri du déluge variético-médiatique. "

"J'habite pas New York Moi!"
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Puis en 1990 naquit "Demain les Poulpes", unk déjanté et concepts océano-ruraux. Demain Les Poulpes est la continuation de Sepia Seca (1985-89), le changement de nom marquant l'évolution du son (NDLR: comme chacun sait, le poulpe est plus évolué que la seiche), du minimaliste batterie-basse-guitare chez Sepia Seca au généreusement synthétique mais aussi agrémenté de choeurs féminins avec la douce et belle Dju chez Demain Les Poulpes. Mémé Funk, Kazoramax et Ovnivone en auront aussi profité pour distiller le groupe rennais quoique funky Petrol, récupérant la fraction la plus tentaculaire, Ma Guenon à la batterie et Jonc aux claviers. Avec eux viendra aussi un extra-terrestre échappé d'une trilogie de space-opéra, le clavier P-Luke Blouson de Skai, connu pour sa passion envahissante de Earth Wind & Fire et des Renault 12. Demain Les Poulpes est né. C'est peu après que le groupe sort son premier album, "C'est Déjà Demain" (1991), uniquement disponible en K7 et très rapidement épuisé. Il fut enregistré et mixé avec talent par Mémé Funk, dans les locaux de feu le studio "Belotte" Blanche. Demain Les Poulpes se distingue alors par des tournées héroiques dans des camions compromettants roulant à 70 km/h ("Ti Toi Quand Tu Parles Tour", 1991), pour aller réveiller les bancs de moules sur les côtes bretonne, vendéenne, landaise et basque. A juste titre le groupe s’auto surnommera, "Forain Les Ploucs", le temps d’une tournée glorieuse, entraînant dans son sillage toute un peuple de Glooveurs: les "Andréides". C'était aussi l'époque de la Grotte des Groins, l'appart foutoir des frères Ma Groin, haut lieu d'émulation funky et de culture (de Boza) qui vit défiler un nombre impressionnant de grooveurs et de rhinos. Parmi eux le sympathique Bourrâne, celui qui par amour du gloove et par vénération de Sainte Boza n'hésitait pas à faire 10 Km à vélo sous la pluie et avec une lampe de poche entre les dents pour venir se réchauffer à la chaleur du funk et pousser d'étranges sons aux choeurs. On apercevra aussi la Molle, cette superbe automobile verte remplie de moumoute orange et de pieuvres en plastiques sillonnant la campagne du W35, sa tôle vibrant sous les coups de boutoir de ses mega bass boomers. Et au volant de la Molle, le généreux Kazoramax, qui ira jusqu'à faire monter l'ami George dans sa funky limousine lors de la venue du P-Funk Mob à Paris en 1990. La Molle servira aussi de vaisseau amiral lors des "soucoupes volantes", véritables offensives funky où l’on voyait des glooveurs vêtus de patdefs en Tergal, de sous-pulls acryliques et de chemises à cols "pelles à tarte" prendre d’assaut bars chics et discothèques de campagne. En 1992, Ovnivone s'est envolé faire gloover les rednecks sur WKTRU Houston, véritable Texas Radio, et Demain Les Poulpes recrute Zebra, alias Madame Z, au chant à la guitare. Madame Z réussira le tour de force de faire signer Demain Les Poulpes aux Productions du Fer, malgré les paroles niveau CM1 et le Funk déjanté et les concerts carrément punk. En 1995 sortait "Canicha", enregistré chez Chris Mix, puis en 1996 "Pudelfrau", une version remaniée de "Canicha", avec quelques pièces germanisées et insensées. Demain Les Poulpes fit aussi toute une série de concerts de légende, à travers la France, mais aussi la Belgique et l'Allemagne (Festival Funk O, Pop Komm, Cologne, 1996; Rainman Video Tour, 1997), rencontrant partout un public enthousiaste, ébahi de voir les premiers rangs pris d'assaut par des hordes sauvages de Starbabes. Il faut dire que la présence du talentueux bouffon Johnny Bob des Raggamins fait monter la température d'un cran. En 1997 c'est dans le studio 24 pistes de Bingo, le patron des Productions du Fer, que Demain Les Poulpes enregistre "Josianne et les Funkonautes" qui sera mixé par Paul Grau à Cologne. Malheureusement cet album ne sortira jamais, le label se plante et Demain Les Poulpes se sépare de Madame Z. Nonobstant, Demain Les Poulpes enchaîne avec une tournée au Canada (Ma Caravane au Khanada Tour 1997), armé de son nouveau concept scénique qui ira jusqu'à le faire passer pour une dissidence de la secte Raël (Festival Funk de 3 Rivières, 1997)! Il faut dire qu'avec de nouveaux tentacules comme le romantique Dartee aux claviers et au chant, le trépidant Paco à la basse et à la guitare et le chanteur glamour Tschumb, trois ouistitis échappés de la ménagerie Minnéapolistylée (Jungle Syndicate et Style), Demain Les Poulpes avait pris une tournure carrément mystique. Ce fut aussi le retour de Ovnivone sous la forme d'un grand prêtre harangueur. C'était l'époque des duels de slaps entre Paco et Mémé Funk, des boules disco sur la tête, mais aussi du port obligatoire de nouilles sur scène (ces magnifiques sandales en nylon pour aller à la pêche aux moules), un sujet épineux qui nécessitera de longues négociations avec Tschumb et Dartee. Il y avait aussi Yo, charmant percussionniste flûtiste échappé d’une batucada New Age de la forêt de Brocéliande qui se fera remarquer errant hagard et pieds nus à travers Montréal avec des brassées de vinyles ethniques sous les bras. Un peu plus tard, non content de tourner à 2 basses, Demain Les Poulpes va encore recruter un batteur, Mat, et un mic controller, Sergiow (sensuel et musculeux rappeur du groupe Facteur X) pour enregistrer "Le Sillon du Funk" (1999). Entre-temps, Kazoramax, happé par la vie est parti vivre à Ripas, mais heureusement Paco (jouant aussi avec le puissant groupe rock Stormcore) réussit à le remplacer à la guitare, révélant un immense et bruyant talent. Puis ce fut au tour de Mémé Funk de partir au pays de la Bradwurst et des Gretchen et on crut le groupe définitivement hors d’état de faire le bonheur des glooveurs. Et bien non, impossible, puisque comme tu le sais, Demain Les Poulpes "vit dans le futur pour mieux se pencher sur son passé". Demain Les Poulpes a récemment enregistré un nouvel album qui finira bien par sortir, avec de superbes morceaux qui parlent d'Amour et de Funk. Il paraîtrait même que Demain Les Poulpes se prépare à nouveau pour la scène! "Peuple Andréide, lève-toi tu vas danser!"

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Tu vas maintenant découvrir l'univers magique de "Demain les Poulpes" . Alors pourquoi ce nom? Il est né d'un concept de Théodore Monod, ce grand savant et philosophe, amoureux du Sahara et des météorites. Pour lui, si le genre humain venait à disparaître, le poulpe qui est moins con qu'il en a l'air, pourrait bien lui succéder, grâce à la capacité de préhension que lui donnent ses tentacules et à la possibilité illimitée d'extension de son cerveau. Demain Les Poulpes pratique une musique libre, simplement guidée par le "Sillon", ce phénomène bien connu des amateurs de Funk que l'on appelle aussi Groove, sorte de résonance polyrythmique qui une fois atteinte fait que les notes ou les mouvements du corps viennent s'encastrer d'eux-mêmes dans l'édifice sonore; une sorte de transe donc, dans laquelle s'abandonnent esprit et corps, se fondant dans la musique. Le désir d'atteindre cette plénitude s'attrape facilement lorsque l'on écoute de la musique d'influence afro-américaine. Ainsi les membres de Demain Les Poulpes aiment se retrouver autour d'un bon vieux Funk 70 de James Brown, Sly and the Family Stone, Graham Central Station, Mandrill, Fatback Band, Ohio Players, Bar-Kays, Parliament, Funkadelic, Bootsy, ou encore Cameo; un Funk 80 de Cameo, Clinton, Zapp, Prince, ou The Time; un Funk 90 comme le T.A.P.O.A.F.O.M de Clinton; un Jazz-Funk de Herbie Hancock, George Duke, Roy Ayers, ou Joe Farrel; de la Soul avec Otis Redding, The Temptations, Undisputed Truth, The Dramatics ou Isaac Hayes; un Rap de Public Enemy ou de Digital Underground. Enfin, Demain Les Poulpes aime le bon Disco, comme celui de Chic, de Fatback ou du Philly Sound et le clame dans des morceaux comme "SOS Disco" ou "Du Disco Pour Mes Platform Boots". Mais chaque tentacule de Demain Les Poulpes apporte aussi ses influences propres, Dub, Electronique d'hier, d'aujourd'hui et de demain, Rock Psychédélique, Rock 70, Hardcore et Punk. C'est avec bonheur que Demain Les Poulpes constate chaque jour à quel point le Funk se perpétue, empruntant des formes multiples pour se propager. Avec soulagement aussi, puisque le Funk immunise contre le Yéyé, cette horreur multiforme au pouvoir depuis 50 ans en France qui consiste à imiter les recettes qui marchent outre-Manche ou outre-Atlantique, mais en super mauvais, un peu comme dans "L'invasion des profanateurs de tombes", ce mythique film de Don Siegel tourné en 1956, repris en 1978 puis en 1993, où une forme de vie extra-terrestre s'empare de la Terre en fabriquant des caricatures d'être humains. Rappelons que le réalisateur y voit une métaphore sur l'absence d'humanité et de passion du beauf moyen. Le genre de raison pour laquelle Demain Les Poulpes n'a jamais cherché à imiter qui que ce soit, bien conscient du fait que chaque terroir peut produire du bon Son, à condition de le cultiver avec amour. Ainsi Demain Les Poulpes, groupe dont les racines puisent dans les terres et mers bretonnes, se colle l'étiquette W-Funk, "Ouest Funk" si tu préfères. Alors ne t'étonnes pas si tu ne trouves pas de rimes dans le rap de "J'habite pas à NY", pourquoi s'enfermer dans des conventions qui poussent les gens à porter des bonnets en plein été? Demain Les Poulpes adopte généralement la langue française pour s'exprimer, un exercice bien marrant vu que le français possède une rythmique si éloignée de celle de l'anglais. Ce qui n'empêche pas Demain Les Poulpes de s'exprimer en anglais ou en allemand. Les chansons traitent du contraste entre 2 mondes: le foisonnement culturel des grandes villes et la plate réalité de la vie régionale ("J'habite pas à New York, Moi" / " Ich wohne nicht in New York, Ich"), ou encore le contraste entre l'austère temps de l'étude et le débridement de la vie nocturne estudiantine ("Etude-Etude"). Demain Les Poulpes aborde les trips intersidéraux aux quêtes vaines ("Bozow l'explorateur"), les trips tout court ("Let It Tiouf"), voire les transports en commun ("André Power") ou à mobylette (" Dans Le Sillon du Funk"), voyages qui mènent toujours à des révélations. On trouve aussi des tranches de vies banales, comme la virée nocturne d'un séducteur fasciné par les escarpins en nubuck ("Prince de la nuit"), ou l'évasion du quotidien par un bouliste acharné ("Le Cocholume"). Et puis il y a des morceaux qui parlent de réalisation de fantasmes, libido galactique ("Starbabes"), pouvoirs funky de super héros ("Elefunk"), osmose avec le Funk ("Funky Beat"). Bonne découverte et bon gloove sur les vibrations tentaculaires de nos cephalopotes.

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Artichokes!!!!!
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