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 HENDRIX LA LEGENDE

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anastasia
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MessageSujet: HENDRIX LA LEGENDE   Sam 3 Avr - 12:06

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Starfish
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MessageSujet: Re: HENDRIX LA LEGENDE   Lun 5 Avr - 17:59

Ah Jimi... Un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, guitariste rock de tous les temps.

Son actualité musicale :

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Le morceau ultime, pour moi, tiré de son chef d'oeuvre "Electric Ladyland" :

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Starfish
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MessageSujet: Re: HENDRIX LA LEGENDE   Ven 7 Mai - 17:42

Superbe numéro spécial des Inrocks2 sur le Voodo Child. Et devinez qui est désigné comme son fils spirituel ?
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marysharon
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MessageSujet: Re: HENDRIX LA LEGENDE   Sam 8 Mai - 19:20

D'après Wiki

James Marshall Hendrix (né Johnny Allen Hendrix le 27 novembre 1942 à Seattle, aux États-Unis, et mort le 18 septembre 1970 à Londres, en Angleterre), mieux connu sous le nom de Jimi Hendrix, est un guitariste, auteur-compositeur et chanteur américain, fondateur du célèbre groupe anglo-américain The Jimi Hendrix Experience, actif de 1966 à 1970.

Il est considéré comme l’un des musiciens les plus novateurs du XXe siècle, notamment en raison de son approche révolutionnaire de la guitare électrique et des techniques d’enregistrement en studio. Hendrix avait la particularité d’être un guitariste gaucher, mais de jouer sur une guitare de droitier, après avoir remonté ses cordes conformément à cette inversion. Improvisateur sortant des sentiers battus, il libéra son instrument de ses contraintes en utilisant les ressources nées de l’amplification et donna à la guitare électrique moderne ses lettres de noblesse. Son influence dépasse largement le cadre de la musique rock : la plupart des styles musicaux qui se développèrent dans les années 1970 reprirent certains éléments de sa musique ; Miles Davis, notamment, joua ainsi un jazz électrique très marqué par le guitariste. En 2003, le magazine américain Rolling Stone le classe 1e dans le classement des 100 meilleurs guitaristes de tous les temps.


Origine et jeunesse

Johnny Allen Hendrix naît le 27 novembre 1942 à Seattle, dans l’État de Washington, aux États-Unis. Il est le premier fils de James Allen « Al » Hendrix et Lucille Hendrix (née Jeter) et d’ascendance Cherokee. Al Hendrix ne rencontre son fils que trois ans plus tard, car il est pris par ses obligations militaires, cantonné dans une base de l’armée américaine en Oklahoma. Quant à Lucille, incapable d’assumer l’éducation de son fils à cause de son problème d’alcoolisme, elle ne s’en occupe pas. Démobilisé, Al Hendrix récupère Johnny, qu’il rebaptise James Marshall en mémoire de son frère décédé Leon Marshall Hendrix, et propose à Lucille de s’installer ensemble. Celle-ci donne naissance à Leon Hendrix en 1948. Cependant, le couple s’entend très mal, ne cesse de se disputer et finit par divorcer le 17 décembre 1951.

James est profondément affecté par les conditions de pauvreté et la négligence dans lesquelles il a grandi, mais aussi par les troubles familiaux qu’il a vécus dans son enfance, le divorce de ses parents lorsqu’il a neuf ans, et surtout le décès de sa mère, alcoolique, en février 1958. Hendrix est battu à maintes reprises par son père, Al Hendrix, qui souffrait lui aussi de graves problèmes d'alcool. Le fait qu’Hendrix ait vécu son enfance à Seattle explique peut-être la facilité avec laquelle il a réussi à transgresser les diverses barrières raciales ou culturelles. En effet, il a vécu dans un quartier où les échanges entre communautés étaient constants. Certes il y avait de la ségrégation, mais dans des proportions infiniment moindres que dans le sud. James lui-même est d'ascendance mélangée, noire, blanche et amérindienne (Cris).

Son premier instrument de musique est un harmonica offert par son père pour ses 4 ans, mais il s'en lassera vite. Il acquiert alors sa première guitare à 15 ans (une acoustique achetée pour 5 $ à un ami de son père), remplaçant avantageusement l'ukulélé à une seule corde que son père lui avait donné après l'avoir surpris en train de jouer avec un balai ! Dès lors, il apprend la guitare en autodidacte en y consacrant tout son temps libre. Ses résultats scolaires s'en ressentent rapidement, mais Hendrix a désormais une obsession ; devenir musicien. Assez rapidement, le jeune Jimmy (pas encore Jimi) rejoint son premier groupe, The Velvetones. Il se procure sa première guitare électrique, une Supro Ozark 1560S, qu'il utilise avec son groupe suivant The Rocking Kings.

En 1961, mêlé à une histoire de voiture volée, Hendrix préfère s'enrôler dans l'armée américaine plutôt que de risquer la prison. En novembre 1962, il obtient le droit de porter l'écusson des Screaming Eagles, la 101e division aéroportée. Affecté à Fort Campbell, Kentucky, Hendrix forme The King Casuals avec Billy Cox à la basse. Hendrix raconte dans un interview qu'il a été réformé en raison d'une blessure à la cheville consécutive à un saut en parachute, mais qu'il aurait aussi simulé un mal de dos. Il existe une controverse sur ce point.


Sa carrière

Les premières années

Hendrix travaille comme guitariste sous le nom de Jimmy James dans divers groupes de rhythm and blues qui tournent dans ce qu'on appelle alors le Chitlin' Circuit (le circuit des clubs fréquentés par les afro-américains). Il enregistre à l'occasion en tant que musicien de session.

Fin 1965, Hendrix joue avec certains musiciens de renom tels que Sam Cooke, Ike & Tina Turner (Kings of Rhythm), les Isley Brothers et surtout Little Richard. Ce dernier estime que Jimmy se met trop en avant et décide de se passer de ses services.

En 1965, Hendrix rejoint Curtis Knight & The Squires, un groupe new-yorkais sans grande envergure. Le 15 octobre 1965, Hendrix signe un contrat d'enregistrement de trois ans avec un producteur nommé Ed Chalpin, pour seulement 1 $ et 1 % de royalties des ventes des enregistrements effectués avec Curtis Knight. Sans incidence sur le coup, ce contrat a des conséquences désastreuses par la suite.

Installé à Greenwich Village, Hendrix décide de jouer sa propre musique et devient le leader de Jimmy James & The Blue Flames. Randy California, futur membre de Spirit, est guitariste au sein de ce groupe. Il n'existe aucun enregistrement amateur de ce groupe. Le témoignage de Mike Bloomfield permet toutefois de se faire une idée de la façon dont Hendrix joue en 1966 ; « La première fois que j'ai vu Jimi jouer, c'était avec Jimmy James & The Blue Flames. Je jouais avec Paul Butterfield et je pensais être le meilleur guitariste du coin ! Je n'avais jamais entendu parler d'Hendrix. Alors quelqu'un m'a dit ; « Tu devrais aller écouter le guitariste de John Hammond.» J'étais au Cafe au Go Go et il était au Nite Owl ou au Café Wha?, j'ai traversé la rue et je l'ai vu. Hendrix savait qui j'étais, et ce jour-là, en face de moi, il m'a désintégré. Des bombes H dégringolaient, des missiles téléguidés volaient dans tous les coins - je ne te raconte pas les sons qui sortaient de sa guitare. Tous les sons que je devais l'entendre reproduire plus tard, il les a faits, dans cette pièce, avec une Strat, un Twin, une Maestro Fuzz-Tone, et c'est tout - il jouait à un volume très poussé. »

Il est repéré au Café Wha? par Chas Chandler, qui lui propose de venir se faire connaître et d'enregistrer son premier single au Royaume-Uni, alors en pleine effervescence musicale avec des groupes comme les Beatles et les Rolling Stones. Jimi Hendrix aurait accepté à condition de rencontrer celui qui apparaît comme la référence britannique de l'époque à la guitare : Eric Clapton. Sur le chemin, il adopte alors définitivement le nom de Jimi Hendrix (au lieu de Jimmy) sur les conseils de son manager.

Il rencontre pour la première fois Clapton lors d'un concert de Cream (le trio qu'il venait de créer avec Ginger Baker et Jack Bruce) le 1er octobre 1966 au Central London Polytechnic. Considéré comme le meilleur guitariste de blues anglais depuis son passage chez John Mayall, Eric Clapton accepte que Jimi Hendrix les rejoigne sur scène (malgré la réticence de Ginger Baker). Dans son autobiographie, Clapton raconte comment Jimi Hendrix a alors interprété le Killing Floor de Howlin' Wolf ; « Il a joué de la guitare avec les dents, derrière la tête, allongé par terre, en faisant le grand écart et d'autres figures. C'était stupéfiant et génial musicalement, pas uniquement un vrai feu d'artifice à contempler. (...) Je pris peur, car, juste au moment où on commençait à trouver notre vitesse de croisière, voilà qu'arrivait un vrai génie. »


The Jimi Hendrix Experience

Peu de temps après son arrivée à Londres, des auditions sont organisées pour trouver les musiciens qui l'accompagneraient. Il recrute dans un premier temps Noel Redding qui postulait pourtant comme guitariste - il ne jouait pas encore de basse alors - au sein des Animals, l'ancien groupe de Chas Chandler. Peut-être inspiré par Cream, Hendrix décide d'opter pour un trio et s'adjoint les services de Mitch Mitchell. Selon John Hiseman (le futur batteur de Colosseum), Mitchell était à ce stade inconnu du cercle des jazzmen de Londres. Amateur d'Elvin Jones et de Max Roach, il officiait auparavant dans un groupe où il n'avait aucune liberté.

Impressionné par Hendrix qu'un de ses amis rencontre dans un club londonien, Johnny Hallyday lui propose de roder son nouveau groupe en faisant sa première partie lors des quatre dates suivantes : le 13 octobre 1966 à Évreux, le 14 à Nancy, le 15 à Villerupt et surtout le 18 à l'Olympia (Paris). Cette dernière date est importante : Europe 1 proposait alors une émission appelée Musicorama dont l'équipe a enregistré professionnellement la courte performance du Jimi Hendrix Experience.

16 décembre 1966 : Hey Joe marque les débuts discographiques du Jimi Hendrix Experience. Le single entre dans les charts anglais le 5 janvier 1967, et monte même jusqu'à la sixième place. La plupart des biographes s'accordent sur l'intérêt que Chas Chandler, le manager de l'Experience, manifestait pour ce titre avant même de découvrir Jimi Hendrix. C'est donc sans surprise que le choix s'est porté sur la composition de Billy Roberts, que Jimi jouait déjà au Café Wha? avec les Blue Flames.
Jimi Hendrix à Stockholm le 24 mai 1967.

Le 26 décembre, Hendrix compose Purple Haze dans les coulisses d'un club, Chas Chandler comprend aussitôt que l'Experience tient là un tube en puissance. Et les faits lui donnent rapidement raison : publié le 17 mars 1967 en Angleterre, le titre rentre dans les charts dès le 23 mars et culmine même à la troisième place. Au-delà du succès commercial, Purple Haze est avant tout une réussite artistique majeure : Hendrix n'est pas seulement le meilleur instrumentiste de la musique rock, il est aussi un compositeur original dont les conceptions sont révolutionnaires. Hendrix n'a pourtant ni l'inventivité mélodique des Beatles, ni la maîtrise harmonique de John Coltrane, mais dès son deuxième single, il crée un univers musical dépassant ses influences, univers dont la singularité est renforcée par sa maîtrise du studio et des effets. Purple Haze ne ressemble à rien de ce qui a été fait auparavant ; l'« Experience » peut véritablement commencer.

Le troisième single du Jimi Hendrix Experience, The Wind Cries Mary, a été enregistré le même jour que le basic track de Purple Haze. En seulement 20 minutes selon Chas Chandler : la réalité est sans doute un peu différente (enregistrer le basic track, le solo et le chant en aussi peu de temps relèverait de l'exploit...), mais il n'en demeure pas moins que ce single est typique de la production de Chas Chandler, et de son mode opératoire : travailler vite et bien. Musicalement, The Wind Cries Mary tranche singulièrement avec les deux premiers singles ; c'est une ballade minimaliste, où se fondent les influences de Bob Dylan et de Curtis Mayfield.


Le premier album du groupe, Are You Experienced, sort le 5 mai 1967. Véritable pierre angulaire de la guitare électrique, il partage les instrumentistes entre anciens et modernes. Considéré comme l'un des meilleurs disques de rock par la critique, il constitue non seulement la base du répertoire de l’Experience, mais aussi du trio Hendrix/Redding/Mitchell. Une prise inédite de I Don't Live Today montre que le guitariste se dirigeait vers une musique plus audacieuse encore, que la production de Chandler a sans doute limité, conscient que les plages trop libres étaient autrement moins vendeuses.

Le 4 juin 1967, Hendrix interprète au Saville Theatre de Londres une version du morceau titre de Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band, le nouvel album des Beatles publié seulement trois jours auparavant. Paul McCartney et George Harrison, présents dans l'assistance, sont impressionnés par la performance, même si le reste du concert est entaché de problèmes d'ordre technique.

C'est sur les bons conseils de Paul McCartney que les organisateurs du Monterey International Pop Festival ont invité le Jimi Hendrix Experience, alors au sommet de sa popularité en Angleterre.

Leur performance du 18 juin 1967 est historique ; de virtuellement inconnu aux États-Unis, le groupe est rapidement devenu culte dans les cercles rock, à défaut d'être véritablement connu du grand public. Immortalisée par le film de D. A. Pennebaker, la réputation de showman de Jimi Hendrix était faite pour les années à venir. Pour le meilleur et pour le pire. Car si Monterey est certainement l'un des meilleurs concerts de rock de tous les temps, Jimi Hendrix dégrade son image auprès des musiciens « sérieux » qui le prennent pour un frimeur (même si un Miles Davis ne s’arrête pas à ça), mais aussi vis-à-vis du public qui attend de lui plus souvent un show qu’une performance strictement musicale. Une image particulière reste dans les mémoires ; le moment où il sacrifie sa Stratocaster en l'immolant par le feu avant de la fracasser sur le sol.

Le groupe enregistre ensuite The Burning Of The Midnight Lamp, son single suivant, avant d'assurer la première partie des Monkees lors de sa tournée américaine de l'été 1967, suite à une très mauvaise appréciation des publics respectifs des deux groupes par Mike Jeffery, l'autre manager de l'Experience. Le groupe ne remplit toutefois pas ses obligations contractuelles et quitte la tournée avant son terme en prétextant la plainte des Daughters of the American Revolution, une ligue de morale, selon laquelle Hendrix serait trop érotique pour les jeunes fans des Monkees.

Après une série de concerts, le groupe enregistre à Londres de nouvelles compositions qui donnent la matière du deuxième album du groupe, Axis: Bold as Love, publié en décembre 1967. C'est un album très différent de l'opus précédent : Hendrix se concentre ici sur ses talents de guitariste rythmique et d'auteur-compositeur. L'influence de la production de Chas Chandler est encore très présente; la plupart des titres ne dépassent pas les trois minutes.

Dans la foulée, Hendrix enregistre à Londres une reprise du All Along the Watchtower de Bob Dylan. Après une tournée américaine, Hendrix décide de continuer l'enregistrement de son troisième album au Record Plant, à New York. Hendrix tire profit au maximum des progrès technologiques de l’époque : Electric Ladyland est enregitré sur un 16 pistes, laissant à son créateur une liberté orchestrale alors inespérée.

Hendrix, peu conventionnel dans sa manière de travailler, convie qui veut bien venir en studio … où les ingénieurs du son doivent presque s’excuser de prendre leur place. Lors de l'enregistrement de Gypsy Eyes, Chas Chandler jette l’éponge : Hendrix est désormais son propre producteur. Cet enregistrement marque aussi une nette détérioration des rapports qu'il entretient avec Noel Redding, son bassiste. Ce dernier se plaint du peu de place que son leader lui laisse au sein du groupe, mais aussi de la tournure que prennent les sessions, où Hendrix ne semble jamais satisfait des prises qu'il enregistre. Noel Redding ne joue d'ailleurs que sur quelques titres du dernier album de l'Experience.

Hendrix ne se limite pas aux seuls membres de l'Experience et multiplie les rencontres avec des musiciens réputés (Steve Winwood, Chris Wood, Buddy Miles, Jack Casady et Al Kooper) qui se joignent à lui sur des compositions variées et d'une rare richesse : Voodoo Child et 1983 ... (A Merman I Should Turn To Be) figurent parmi les œuvres les plus ambitieuses de sa carrière. Electric Ladyland est généralement considéré comme son chef d'œuvre.

Les concerts de l'Experience évoluent au fil des mois. Centrés sur les chansons aux débuts du groupe, ils sont désormais le théâtre de longues improvisations dépassant souvent les dix minutes. Les rapports au sein du groupe continuent de se détériorer et les sessions d'enregistrement suivantes ne donnent plus que de longues jams informelles plutôt que des compositions achevées publiables sur un disque de rock.

Le 3 mai 1969, le Jimi Hendrix Experience arrive à 9 heures et demi à l'aéroport international de Pearson à Toronto (Ontario). Les douanes canadiennes trouvent dans l'un des sacs du guitariste des substances illicites ; il est aussitôt arrêté puis emmené au siège de la police dans le centre-ville de Toronto. Il est libéré contre une caution de 10 000 dollars en espèces et doit comparaître devant le tribunal de Toronto le 5 mai. Les conséquences de cet incident sont désastreuses : Hendrix vivra avec la crainte d'un emprisonnement jusqu'à la fin de l'année 1969.

Après une ultime tournée américaine au printemps 1969, le groupe se sépare après sa performance de Denver, le 29 juin 1969.


Gypsy Sun & Rainbows

Début juillet 1969, Jimi Hendrix est invité à deux émissions importantes ; le Dick Cavett Show puis le Tonight Show. Il est accompagné par Billy Cox lors de la seconde émission. En fait, cela fait déjà plusieurs semaines qu'il répète et enregistre avec son ancien ami de l'armée. Dans la perspective d'un nouvel album studio, Hendrix s'installe à la Shokan House, à l'écart de l'agitation rencontrée à New York, afin de se concentrer sur son nouveau projet : le Gypsy Sun & Rainbows. En plus de Billy Cox, il rassemble autour de lui Larry Lee à la guitare (qu'il connaît depuis 1963), Juma Sultan et Jerry Velez aux percussions. Hendrix était manifestement intéressé par l'idée de jouer avec des percussionnistes : les percussionnistes de Santana ont ainsi participé à la jam du Tinker Street Cinema début août 1969.

La musique produite par le groupe se démarque du rock psychédélique de l'Experience, notamment par les formes musicales plus libres que le groupe expérimente. Mitch Mitchell retrouve Hendrix durant l'été et devient le batteur du groupe.

Au mois d'août 1969, Jimi Hendrix est la tête d'affiche du Festival de Woodstock. C'est donc à lui qu'il revient en principe de le clôturer. Malgré le retard pris par le festival, le management de Jimi Hendrix refuse de changer l'ordre d'entrée en scène des groupes. Sans le film, la performance de Jimi Hendrix ne serait certainement pas devenue légendaire : le Gypsy Sun & Rainbows n'entre en scène que le matin du lundi 18 août 1969, ce qui explique un public clairsemé lorsqu'il se produit.

Il est primordial de souligner que les mixages des différentes versions audio et vidéo mettent quasiment systématiquement le trio Hendrix/Cox/Mitchell en avant. Larry Lee est légèrement audible. Quant aux deux percussionnistes, ils sont quasi inaudibles d’un bout à l’autre. Juma Sultan regrettera amèrement le mixage power trio du Gypsy Sun & Rainbows, trouvant dommage d'avoir supprimé le foisonnement de percussions qui accompagne Star Spangled Banner... Inversement, John McDermott défend que le jeu foisonnant de Mitch Mitchell ne se marie pas bien avec celui des deux percussionnistes. Larry Lee revenait alors du Viêt Nam, et n'était certainement pas prêt à un tel évènement : seul son chant opère convenablement. Les deux titres qu'il chante lors de ce concert n'ont toutefois jamais eu les honneurs d'une publication officielle.

Si les enregistrements pirates de la performance du Gypsy Sun & Rainbows montrent que le groupe n'était pas toujours en place, il n'empêche que la seconde partie du concert, portée à bout de bras par un Hendrix pourtant épuisé, reste l'un des plus grands moments d'improvisation de la musique rock. L'interprétation de l'hymne américain par le guitariste, véritable Guernica musical est le point d'orgue du festival. Plus proche ici du free jazz que de la musique rock, son approche de la guitare y est totalement révolutionnaire. Hendrix devient le premier sculpteur de l'histoire de la musique, taillant littéralement dans le bloc sonore. D'autres guitaristes avaient utilisé le vibrato ou le feedback (comme Jeff Beck au sein des Yardbirds) avant lui. Mais il est le premier à avoir construit un langage inédit reprenant toutes ces techniques comme vocabulaire. Le passage central montre une vision musicale allant largement au-delà de genres établis comme le blues ou le rock : cris, bombes, Hendrix plonge avec sa musique dans l'univers de ses contemporains. Sa maîtrise du feedback sur les ultimes notes montre sa capacité à travailler en temps réel sur le bloc sonore (diversité des choix et réactivité instantanée). Avec Star Spangled Banner, Hendrix cristallise toute l'ambiguïté de l'intervention militaire des États-Unis au Vietnam.

Le groupe se sépare après quelques séances en studio peu productives (aucun album ne sera tiré de ces séances) et deux autres concerts début septembre. Mitch Mitchell et Billy Cox s'accordent sur le fait que le groupe ne progressait pas musicalement.


Band Of Gypsys

Pour la Saint-Sylvestre 1969, au Fillmore East de New York, c'est avec une nouvelle formation que Jimi Hendrix se produit. Le Band of Gypsys est un trio entièrement afro-américain composé de Billy Cox et du batteur Buddy Miles. Jimi Hendrix y dévoile une sensibilité plus funk et, en l'espace de deux journées, (le 31 décembre 1969 et le 1er janvier 1970), livre quatre concerts. Un album Live, Band of Gypsys, en est tiré : ce sera le dernier publié de son vivant.


La presse rock a été globalement déçue par une œuvre qui marquait, selon elle, un recul créatif vis-à-vis du troisième album de l'Experience (via un retour au rhythm and blues), et qui n'aurait pas dû sortir, de l'avis de Jimi Hendrix lui-même : « Je n’étais pas trop satisfait de l’album Band Of Gypsys. Si ça n’avait tenu qu’à moi, je ne l’aurais jamais sorti. » L'album est en effet né de problèmes juridiques et non de la volonté initiale du musicien.

Inversement, beaucoup voient dans le Band Of Gypsys un groupe fondateur jetant les bases de nombreux courants musicaux des années 1970 : rock funk (Parliament/Funkadelic), jazz rock (Miles Davis, Mahavishnu Orchestra de John McLaughlin) etc... Miles Davis note d'ailleurs dans son autobiobraphie que c'est le groupe de Jimi Hendrix qu'il préférait.

Le 28 janvier 1970, lors d'un concert donné au Madison Square Garden, dans le cadre du Winter Festival For Peace, le Band Of Gypsys doit se produire gratuitement, afin de soutenir des opposants à la guerre du Vietnam. Le groupe monte sur scène vers 3 heures du matin, dans ce qui s'avèrera être leur dernière performance, et peut-être le plus gros fiasco de toute la carrière de Jimi Hendrix. Après avoir introduit les membres de son groupe, alors qu'une jeune femme réclame Foxy Lady, Hendrix lui répond que « Foxy Lady est assise par là, en sous-vêtement jaunes, sales et tachés de sang. » Le groupe se lance alors dans une version particulièrement peu inspirée de Who Knows. Selon tous les témoins présents ce soir-là, Hendrix n'était pas en état de monter sur scène. Johnny Winter confiera par la suite que, pour lui, « c'était comme s'il était déjà mort. » Manifestement, Hendrix n'est pas dans son état normal : sur Who Knows, contrairement à son habitude, il ne mélange pas guitare et chant. La version qui suit de Earth Blues est encore moins convaincante, Hendrix interpelant ainsi le public alors qu'il s'arrête de jouer : « C'est ce qui arrive lorsque la Terre baise avec l'Espace, n'oubliez jamais ça. Voilà ce qui arrive ! » Buddy Miles tenta de calmer le jeu, faisant face à la stupéfaction de l'audience en promettant un retour sur scène qui n'arrivera pas : Hendrix débranche sa Stratocaster et quitte définitivement la scène, laissant à Buddy Miles le soin de gérer la foule...

Aujourd'hui encore, la controverse historique reste entière sur ce qui s'est véritablement passé cette nuit-là au Madison Square Garden. Mike Jeffery profita de l'occasion pour virer sur le champ Buddy Miles... ce dernier accusant le manager d'avoir donné à Hendrix une dose de LSD le rendant dans l'incapacité de jouer. D'autres mettent en cause Devon Wilson, une des petites amies de Hendrix. On ne saura probablement jamais le fin mot de l'histoire.

Lors de son interview du 4 février 1970, menée par John Burks pour Rolling Stone (à l'initiative de Mike Jeffery), Hendrix reviendra sur la performance du Madison Square Garden : « C'est comme la fin d'un commencement ou quelque chose comme ça, je pense que le Madison Square Garden est comme la fin d'un long conte de fées. Ce qui est génial (...). En ce qui me concerne, le Band Of Gypsys était formidable. (...) C'est juste histoire de changer de tête; de se renouveler. (...) J'étais très fatigué. (...) » Il précisa ensuite qu'il avait affronté la plus grande guerre intérieure de toute sa vie, et que « ce n'était pas l'endroit pour le faire. »


Hendrix/Cox/Mitchell

Le concert donné le 25 avril 1970 au L.A. Forum marque le retour de Jimi Hendrix sur le devant de la scène : c'est la première de ce qui s'avèrera son ultime tournée américaine (le Cry Of Love Tour). Première d'autant plus importante que c'est avec un nouveau groupe que Jimi Hendrix se présente : si Billy Cox est toujours à la basse, Mitch Mitchell est de retour derrière les fûts. Contrairement à ce que l'interview donnée en février 1970 à John Burks aurait pu faire croire, Hendrix n'a pas reformé l'Experience avec son line up original. Le nom de cette formation est d'ailleurs toujours sujet à caution ; « Jimi Hendrix Experience » selon Billy Cox, « Cry Of Love Band » pour d'autres, Jimi Hendrix semble n'avoir jamais véritablement clarifié ce point.

Cette tournée marque aussi une reprise en main de sa carrière : Hendrix enregistre en semaine son nouvel album studio et se produit en concert le week end, afin de financer les travaux de construction de l'Electric Lady, son propre studio (à parts égales avec Mike Jeffery). Le rythme de cette tournée, autrement plus raisonnable que celui des tournée US précédentes, n'est pas étranger à la qualité tant des sessions studio que des concerts. Les critiques, biographes et journalistes tendent à décrire cette tournée dans des termes pour le moins mitigés... Pourtant, ainsi que John McDermott le souligne dans Setting The Record Straight, la tournée américaine de 1970 marque le retour d'une grande créativité.

Selon Billy Cox, Hendrix n'arrêtait pas de setlists précises : il se contentait de préciser uniquement les premiers titres qu'ils allaient jouer. Le répertoire du groupe est d'ailleurs nettement moins stéréotypé que celui de l'Experience.

Jimi Hendrix inaugure le 15 juin 1970 son propre studio d'enregistrement à New York, Electric Lady. Selon la plupart des témoignages, Hendrix aborde les séances avec plus de sérieux que par le passé, même si ses sautes d'humeur et sa relation avec Devon Wilson compliquaient parfois leur bon déroulement.

Après des mois de chaos personnel et de doutes artistiques, Hendrix retrouve son inspiration et progresse dans la création de son quatrième album studio. Les sessions comme celles du 1er juillet 1970 montrent son renouveau artistique. Sa musique est nettement plus rythmique, plus composée. Hendrix l'architecte prend le pas sur Hendrix l'instrumentiste. La guitare sert le discours... et non l'inverse.

Hendrix n'aura toutefois pas le temps de terminer ce quatrième album, dont le matériel sera publié dans un premier temps sur The Cry Of Love, Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (1971), War Heroes (1972) et Loose Ends (1973). Voodoo Soup (1995) et First Rays Of The New Rising Sun (1997) présenteront la vision que les producteurs ultérieurs de Hendrix avaient de cet ultime album.

Afin de financer le studio qu'il vient d'inaugurer officiellement, Hendrix accepte à contrecœur de se lancer dans ce qui s'avèrera être son ultime tournée européenne. Son trio se produit notamment le 30 août au festival de l'île de Wight, au sud de l'Angleterre. « Pour être franc, c’était un mauvais concert. Je ne peux pas dire si le cœur de Jimi y était. Une chose est certaine, rétrospectivement, c’est que nous aurions vraiment dû répéter une fois. C'est étrange parce que le groupe jouait tellement bien, il était réglé comme une horloge. À ce stade, nous étions tous confiants vis-à-vis de nos jeux respectifs. Il n’y avait aucune raison que le concert soit peu réjouissant. Mais le feeling n’était pas au rendez-vous. » en dira Mitch Mitchell.

La performance du 2 septembre 1970 (Arhus) est pire encore : Hendrix quitte la scène après seulement quelques titres. Hendrix semble très déprimé, et consomme beaucoup de drogues. Il déclare dans un entretien que « Je ne suis pas sûr que j’atteindrai 28 ans. Je veux dire qu’au moment où musicalement, je sentirai que je n’ai plus rien à donner, je ne serai plus de ce monde. »

La tournée n'est toutefois pas aussi mauvaise que ces deux évènements pourraient le laisser penser : les concerts des 1er (Gothenburg) et 3 septembre 1970 (Copenhague) sont en effet remarquables.

La santé de Billy Cox oblige toutefois le management du groupe à annuler le reste de la tournée : le concert donné à Fehmarn dans le cadre du Love And Peace Festival le 6 septembre 1970 sera le dernier du trio.

Hendrix regagne Londres, et donne son dernier entretien le 11 septembre 1970.

Le 16 septembre 1970, Hendrix rejoint War, le nouveau groupe d'Eric Burdon, au Ronnie Scott's et joue sur deux titres, qui constituent les ultimes enregistrements amateurs du guitariste.



Décès


Le 18 septembre 1970, Hendrix est retrouvé mort au Samarkand Hotel (Londres). Les circonstances exactes de sa mort sont toujours l'objet de controverses, même si la thèse principale selon laquelle il serait mort étouffé par ses propres vomissures suite à un abus de barbiturique (Vesparax) lié à une prise d'alcool semble être la plus probable. Néanmoins, James Tappy Wright, son ancien assistant, affirme en 2009 qu'Hendrix aurait été assassiné par Michael Jeffery en lui faisant ingurgiter de force des pilules et de l'alcool.

Il est enterré à Seattle, sa ville natale, le 1er octobre 1970, malgré sa volonté d'être enterré à Londres.

Il est entré dans le 27 Club regroupant les figures de la musique décédées à 27 ans, comme Janis Joplin, Robert Johnson, Brian Jones, Jim Morrison, Alan Wilson, Pete Ham (Badfinger) ou Kurt Cobain.


Influences

« Pour jouer le Rhythm & Blues, Hendrix était de loin le plus grand expert que j'ai pu entendre dans le style de musique développé par Bobby Womack, Curtis Mayfield et Eric Gale, entre autres. J'ai l'impression qu'il n'y avait aucun style de guitare qu'il n'ait soit entendu, soit étudié, y compris la guitare hawaïenne et la dobro. Dans son jeu, on pouvait clairement entendre Curtis Mayfield, Wes Montgomery, Albert King, B.B. King et Muddy Waters. Jimi était le plus black des guitaristes. Sa musique émanait des formes musicales les plus anciennes, pré-blues, comme ce qu'on chante pendant le travail de la terre ou les mélodies gospel. D'après ce que j'ai pu recueillir, il n'y avait pas de genre de musique noire qu'il n'ait écouté ou étudié, mais il aimait surtout les formes anciennes de la musique noire, et ça transpirait de son jeu. On a souvent parlé de Son House et de vieux bluesmen, mais ce qui l'épatait, c'était les vieux disques de Muddy Waters et John Lee Hooker où la guitare est énormément amplifiée et boostée par le studio, pour lui donner une présence qu'elle n'avait pas en réalité. Il connaissait ça : on peut entendre tous les trucs de John Lee Hooker et Muddy Waters sur la version longue de Voodoo Child (Electric Ladyland). Je ne l'ai jamais entendu jouer quoi que ce soit qui ressemble à du jazz, mais je l'ai entendu jouer comme Mahavishnu (John McLaughlin). Il cherchait à jouer des mélodies avec un sustain permanent ; il était plongé dans le feedback depuis les Yardbirds et autres groupes anglais. Je crois même l'avoir entendu parler de Beck's Bolero. »

— Mike Bloomfield, Série Guitare & Claviers 1990

Le blues constitue la base du vocabulaire guitaristique utilisé par Jimi Hendrix. Il reprend les techniques des grands bluesmen qui permettent de développer un jeu expressif, mais aussi leur langage harmonique où l'ambiguïté majeur/mineur joue un rôle important. Il est difficile d'établir une liste exhaustive des guitaristes de blues ayant influencé Hendrix. On peut toutefois se faire une idée assez précise de ses principales influences via les reprises qu'il joua en concert ou en club, mais aussi des entretiens qu'il accorda : Albert King (Born Under A Bad Sign), B.B. King (Rock Me Baby), Elmore James (Bleeding Heart), Hubert Sumlin, le guitariste de Howlin' Wolf (Killing Floor), Freddie King (San-Ho-Zay), Muddy Waters (Hoochie Koochie Man & Catfish Blues), Albert Collins (Drivin' South), mais aussi Buddy Guy, John Lee Hooker ou Robert Johnson. Le 9 octobre 1967 à Paris à l'Olympia, il interpelle ainsi le public ; « Avez-vous entendu parler de Muddy Waters ? Et de John Lee Hooker ? »

Son style de guitare rythmique, tel qu'on peut l'entendre sur Little Wing ou Bold As Love, est inspiré, en plus complexe, de celui développé par Curtis Mayfield, reconnu par Hendrix comme l'une de ses influences majeures.

Bob Dylan, dont il reprendra plusieurs morceaux (All Along The Watchtower, Like a Rolling Stone, Drifter's Escape et Can You Please Crawl Out Your Window), influencera Hendrix en tant qu'auteur, mais aussi en tant que chanteur : la technique vocale limitée de ce dernier lui donna confiance en ses propres moyens.

Hendrix est aussi influencé par le rock anglais. D'une part, il reprit le Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles à plusieurs reprises, mais il poussa plus loin des idées développées sur l'album Revolver publié en 1966 : certaines bandes sont passées à l'envers sur Tomorrow Never Knows, dont Hendrix reprendra le thème en concert. Le titre Are You Experienced reprend ce type de procédé, de façon encore plus poussée. Hendrix reprit à plusieurs reprises Sunshine Of Your Love de Cream (citant régulièrement le solo de Clapton) et s'est peut-être inspiré du feedback tel que Jeff Beck l'utilisait au sein des Yardbirds. Il utilise d'ailleurs le riff du Rice Pudding du Jeff Beck Group pour conclure l'une de ses compositions (In From The Storm). Enfin, il n'est pas exclu que Jimi Hendrix ait été influencé par les prestations scéniques des Who, dont Pete Townshend, le guitariste, utilisait des amplis Marshall avant lui.


Au cours des dernières années de sa vie, Hendrix s'intéresse de plus en plus au jazz, jouant avec Roland Kirk, enregistrant avec Larry Young, John McLaughlin et Dave Holland, qui participèrent aux premiers enregistrements électriques de Miles Davis, avec lequel Hendrix commençait à entretenir certains rapports.

À la fin de sa vie, il avait prévu d'enregistrer avec Gil Evans. À l'écoute de sa version de l'hymne américain ou de « Machine Gun », il est difficile de ne pas faire le lien avec le free jazz et sa volonté de libérer l'improvisateur des contraintes harmoniques et rythmiques.



Héritage

Œuvre

Jimi Hendrix n'a publié de son vivant que quatre albums (trois albums studio et un Live) : Are You Experienced, Axis: Bold As Love, Electric Ladyland et le Band Of Gypsys. Ces quatre albums sont des classiques de la musique rock. Mais il laisse derrière lui des centaines d'heures d'enregistrements, de natures très diverses : compositions sur lesquelles il travaillait dans la perspective de publier son quatrième album studio, ébauches plus ou moins embryonnaires de compositions en devenir, démos personnelles enregistrées chez lui, jams en studio ou en concert, concerts enregistrés professionnellement ou par des amateurs.

La qualité de ces enregistrements, tant musicale que technique, est tout à fait variable. La discographie officielle de Jimi Hendrix est particulièrement complexe, et très inégale : certains albums ont été publiés en dépit de toute considération artistique.

Outre les albums publiés de son vivant, on peut recommander les albums suivants, salués majoritairement par la critique et les amateurs : The Cry Of Love (dont on retrouve l'intégralité du matériel sur First Rays Of The New Rising Sun), Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track et Jimi Hendrix :Blues pour les albums studio, Live At Monterey, les enregistrements consacrés au concert du Royal Albert Hall du 24 février 1969, Live at Woodstock et Live At Berkeley pour les albums en concert.
Jimi Hendrix sur la 5e avenue à Seattle


Un pas de géant pour la guitare électrique

« Je me revois attendant anxieusement de voir Jimi jouer de près car, pour l’avoir vu en concert, je pensais qu’il devait avoir un truc mystérieux construit dans sa guitare afin d’obtenir tous ces incroyables sons. J’ai vite découvert qu’en fait, il n’utilisait qu’une vieille Strat et des amplis Marshall. Il avait quelques gadgets comme l’Univibe, la Fuzz Face et la Cry Baby, mais tous ces articles étaient disponibles partout dans le commerce. La magie, à vrai dire, provenait uniquement de ses doigts. »

— Harvey Mandel, Hors Série Guitare & Claviers 1990

Hendrix a révolutionné l'approche de la guitare électrique, notamment par son utilisation des pédales d'effet et des ressources de l'amplification. Au début de l'Experience, il combine la saturation des amplificateurs à lampes (en jouant à un haut volume sonore) avec la Fuzz Face, une pédale de saturation. Cela lui permettait de générer du feedback (dû au larsen de ses amplificateurs) qu'il pouvait contrôler en temps réel grâce à son levier de vibrato ou sa technique de main droite. Roger Mayer construira pour lui l'Octavia (une pédale jouant sur les fréquences) qu'il utilisera dès l'enregistrement de Purple Haze, puis avec le Band Of Gypsys. Hendrix est l'un des premiers à utiliser la pédale wah-wah (en 1967). Il est selon Larry Coryell « le premier à l'avoir abordée sérieusement et à y avoir passé des heures de pratique. » En concert, Hendrix n'utilisait toutefois qu'un nombre réduit d'effets, y compris en 1970 : une wah wah Vox, l'Octavia de Roger Mayer, la Fuzz Face Arbiter et l'Uni-Vibe. En studio, Hendrix élargira sa palette de timbres avec l'aide de son ingénieur du son habituel, le Britannique Eddie Kramer, qui contribua à l'élaboration du phasing, mais aussi au fait de passer les bandes à l'envers.

Il a été élu meilleur guitariste de tous les temps par le magazine américain Rolling Stone dans le classement des 100 Meilleurs guitaristes de tous les temps.


Impact sur ses contemporains

* « Jimi m'a influencé, comme il a, je pense, influencé tous les guitaristes. Il était révolutionnaire. Et, tandis que nous expérimentions tous dans les années 1960 avec le feedback et ces grands amplis, recherchant de nouvelles manières de jouer de la guitare électrique, avec la Stratocaster et le Marshall, Jimi a tout mis en place. Je veux dire, il a… qu'il a mis tout le monde sur sa voie. Il a eu l'effet le plus profond, et durable, parce que l'effet de Jimi Hendrix sur les guitaristes est toujours là aujourd'hui. »[68] (John McLaughlin)
* « Pourquoi Jimi Hendrix est-il toujours présent ? Il était si bon. Il ne faisait qu'un avec son instrument. Personne d'autre n'a amené la guitare électrique à ce niveau, et surtout depuis. Il était à des coudées au-dessus de tous. Il était complètement parti. Si aquatique, développant ces belles choses à partir du feedback. Pour le dingue de guitare que je suis, il représentait le maximum. » (Neil Young)
* « Très peu de gens jouent vite et intensément. La plupart jouent vite et vide. Mais Coltrane jouait vite et profond, tout comme Charlie Parker, et tout comme Jimi. » (Carlos Santana)
* « Je reviens toujours à la musique de Jimi et je ne finis pas d'y découvrir de nouvelles possibilités. Chaque fois que j'écoute ses disques, j'y trouve quelque chose de nouveau. C'est à ça qu'on reconnaît un grand compositeur. » (Gil Evans)
* « C'est le plus grand musicien que j'ai connu » (BB King)
* « Toutes les fois que j'ai vu Jimi jouer, c'était la concrétisation de ce que j'aurais dû être et que je n'étais pas. » (Mike Bloomfield)
* « S'il ne reste qu'un nom dans toute l'histoire du rock'n'roll dans cent ans, ne cherchez pas, ce sera forcément Jimi Hendrix. » (Pete Townshend)
* « Ce que je trouvais stimulant chez lui, c’était son attitude intensément autocritique envers sa musique. Il avait un don énorme et une technique extraordinaire, comme quelqu’un qui passait ses journées entières à jouer et à s’entraîner, et pourtant il n’en semblait pas conscient. » (Eric Clapton)
* « La disparition de Jimi m'a bouleversé. Il était si jeune et avait un tel avenir. » (Miles Davis)
* « Hendrix est un des personnages les plus révolutionnaires de la culture pop, musicalement et sociologiquement parlant. Le public féminin trouve Hendrix beau (peut-être un peu épouvantable), mais en tout cas sexy. Le public masculin pense qu'il est un guitariste et un chanteur phénoménal. Les types semblent aimer le fait que leurs petites amies soient sexuellement attirées par Hendrix. Très peu sont froissés par son charme ou l'envient. Ils renoncent ou alors ils se payent une Fender Stratocaster, une pédale wah wah et quatre amplis Marshall. » (Frank Zappa)

La postérité du musicien


Buste de Jimi Hendrix à Kielce

Le 9 septembre 1970, Eric Clapton enregistre avec Duane Allman une version de Little Wing, qui ne sera publiée qu'après la mort de Jimi Hendrix, sur Layla And Other Assorted Love Songs, l'album studio de Derek and the Dominos.

Par la suite, Hendrix sera repris par de nombreux musiciens dans des styles musicaux très différents :

* Jazz par Jean Paul Bourelly, Gil Evans, le World Saxophone Quartet de David Murray, Jaco Pastorius, Marc Ribot, Marcus Miller, Larry Coryell, Hiram Bullock, Tuck & Patti;
* Blues par Albert King, Buddy Guy, Roy Buchanan, Stevie Ray Vaughan, Taj Mahal, Popa Chubby, Robben Ford, Lucky Peterson ;
* Rock par Eric Clapton, Jeff Beck, Carlos Santana, Mick Taylor, Steve Winwood, Gov't Mule, Allman Brothers Band, Frank Zappa, Red Hot Chili Peppers, The Cure, Ben Harper, Living Color, Rod Stewart, Mick Jagger, Sting, Spirit, Johnny Hallyday ;
* Hard rock par Gary Moore, Steve Vai, Joe Satriani, Deep Purple, Yngwie Malmsteen, Coroner, Slash (ex-guitariste des Guns N' Roses), Zakk Wylde ;
* Funk par George Clinton, Bootsy Collins, Larry Graham ;
* Rap par Body Count, Chuck D ;
* Musiques du monde par Mad Sheer Khan, Band of Gnawa, The Corrs ;
* Classique par le Kronos Quartet, Nigel Kennedy.

Il importe toutefois de ne pas se limiter aux seules reprises du guitariste. En effet, l’impact de Hendrix fut immédiat et facile à mesurer : il suffit d’écouter les albums publiés avant son arrivée à Londres pour comprendre son influence sur la guitare électrique. Les pirates de Cream montrent par exemple un Eric Clapton s’essayant sans succès aux techniques développées par Hendrix.

Un concert hommage à Hendrix fut organisé dans les années 1990 avec les anciens membres de son groupe ainsi que Slash, jouant Hey Joe de manière plus blues. La France n'est pas en reste : du 14 au 22 septembre 1990, le festival Jimi's Back se déroula à Paris avec en point d'orgue la soirée du 15 à l'Olympia où treize artistes rendirent hommage au guitariste. Parmi eux les regrettés Noel Redding et Randy California ainsi que côté français : Paul Personne, Louis Bertignac et Axel Bauer entre autres.

Il est la principale influence de guitaristes comme Tommy Bolin et Robin Trower, qui s’inspirera même de son style de composition.

Certains musiciens ont repris à leur compte les apports musicaux de Jimi Hendrix tout en produisant une musique très personnelle. Frank Zappa reprendra à son compte les techniques élaborées par Hendrix sans jamais perdre sa personnalité musicale. Enfin, son influence sur la première période électrique de Miles Davis est évidente sur certains de ses albums, où l’ombre du guitariste plane par moments : A Tribute to Jack Johnson, et plus encore Agharta ou Pangaea.

Il a aussi probablement influencé Prince et Lenny Kravitz.



L'auteur


La liberté

La liberté est un thème qui traverse la plupart des premiers textes qu'il signe (Stone Free, 51st Anniversary, Highway Chile) : « Tous les jours de la semaine, je suis dans différentes villes. Si je reste trop longtemps, les gens essayent de me rabaisser. » (Stone Free)


Les filles

On rencontre principalement deux types de femmes dans ses chansons. D'une part, les proies d'un prédateur sexuel (Foxy Lady, Little Miss Lover, Burning Desire) ; « Yeah je vais t’emmener chez moi, je ne te ferai pas de mal, non ! Tu dois être entièrement mienne, entièrement mienne. » (Foxy Lady), et d'autre part des femmes éthérées, pures et inaccessibles (May This Be Love, Little Wing, Angel, Drifting) : « À la dérive, sur une mer de larmes oubliées, sur un canot de sauvetage, voguant à la recherche de ton amour. » (Drifting)

Concernant les rapports homme-femme par exemple ; « Tu ferais mieux de prouver à l’homme, que tu es aussi forte que lui, Car au regard de Dieu, vous êtes tous deux ses enfants. » (Message To Love)

Jimi Hendrix était connu pour ses différentes aventures, et il ne s'en cachait pas ; « Mais pourquoi es-tu avec tellement de personnes? Je réponds que je ne suis pas tout le temps en train de les toucher, souvent je ne fais que leur parler. Il y en a avec qui je parle, et d'autre, tu vois... je fais ce pour quoi elles sont là, ce qu'elles sont venues chercher. »

Il ne fut cependant pas toujours tendre avec ses différentes relations. « Comme la plupart des hommes, il appliquait un double standard. Quand nous avons commencé à vivre ensemble, j’étais très jeune et assez sauvage, se souvient Kathy (Etchingham) presque en s’excusant. Hendrix l’a enfermée dans la chambre à coucher pour la punir et a passé de nombreuses heures à lui expliquer patiemment comment elle devait se conduire, en tant que femme et compagne vivant avec la personne que j’aimais. […] Une nuit, au Bag O’ Nails, une boîte de Londres, Kathy laissa Jimi à sa table pour aller à l’étage téléphoner à un ami. Après un moment plus long que ce que Jimi tolérait, il monta à l’étage et, assumant qu’elle parlait à un rival masculin (ce n’était pas le cas), il lui arracha le récepteur des mains et commença à la frapper sur la tête avec. Kathy hurlait lorsque, heureusement, Lennon et Mc Cartney, qui passaient par là, séparèrent Jimi de son amie. Une fois, Hendrix lui brisa le nez en trois endroits différents en lui donnant un coup de pied bien ciblé. »



La guerre du Viêt Nam [modifier]

Il fut une figure majeure de l'opposition à la guerre du Viêt Nam, comme en témoignent certains de ses textes de façon onirique ; « Décidons de faire une ultime promenade au milieu du vacarme jusqu’à la mer, non pour y mourir, mais pour y renaître, loin des terres meurtries et déchirées. » (1983... (A Merman I Should Turn to Be)) ou nettement plus directe ; « De la même façon dont tu m’as abattu bébé, tu disparaîtras de la même manière, triplant la douleur, et tu pourras t’en prendre à toi-même, bébé. Mitrailleuse ! » (Machine Gun)


Les idées politiques

L'avortement : « Car si vous ne voulez que je vienne cette fois-ci, je serai heureux de rejoindre la terre des Esprits. » (Belly Button Window). Il se prononce clairement pour la légalisation de l'avortement dans une interview à Beverly Hills en juin 1969 ; « Ils doivent légaliser l'avortement. Certaines filles se rendent vraiment malades en essayant d'avoir des bébés. Et où est-il écrit que les gens doivent... Que c'est un péché de « tuer un enfant » comme ils disent? Un enfant n'est pas un enfant tant qu'il n'est pas sorti à l'air libre. »

Le racisme : Il revient ainsi sur les émeutes raciales du milieu des années 1960 ; « Debout sur le dos de mon cheval, j’ai crié sans faiblir : Oh bébé, pourquoi incendies-tu la maison de ton frère ? » (House Burning Down)

La condition des Amérindiens, qu'il jugeait misérable : « Je ne vis pas aujourd’hui, demain peut-être, je ne peux pas vraiment te dire, bébé. Mais, je ne vis pas aujourd’hui, c’est vraiment une honte de passer le temps ainsi. » (I Don't Live Today)

Les hippies, dont il se démarquait : « Si tous les hippies se coupaient les cheveux ça me serait égal » (If 6 Was 9).


Les drogues et l'alcool

Hendrix est largement connu et associé à l'utilisation des hallucinogènes, notamment le LSD, comme beaucoup d'autres musiciens de renom et des célébrités de l'époque. Cependant sa consommation d'hallucinogène ne commença qu'après sa rencontre avec Linda Keith. Jusqu'alors il n'avait que fumé de la marijuana et bu de l'alcool. Les amphétamines sont également enregistrées comme étant utilisé par Hendrix lors de tournées.

Les initiales du titre The Stars That Play With Laughing Sam's Dice ne font en effet guère de doute quant à leur origine (STP avec LSD) alors que Spanish Castle Magic fait référence au dessin imprimé sur les buvards d'acides[83]. Par la suite, il évoquera toutefois les dangers de la seringue sur Freedom, un titre inspiré par sa petite amie Devon Wilson[84], et plus largement de la dépendance : « Ne te défonce pas trop, souviens-toi que tu es un homme. » (Earth Blues). Sa consommation n'était toutefois pas associé à un quelconque mysticisme, mais plutôt à un simple amusement ; « Plein de gens racontent qu'ils se comprennent mieux lorsqu'ils prennent du LSD. C'est des conneries […] Si je devais prendre du LSD, ce ne serait que pour mon amusement personnel, pour le fun ou parce que j'en ai envie. »

Hendrix était en outre connu parmi les amis du groupe pour parfois se mettre en colère et devenir violent quand il buvait trop d'alcool.


L'œil tourné vers le futur

« Ils pensent tous tellement à leur carrière et à leur avenir. Je m'en fous complètement, moi, de mon avenir ou de ma carrière. Je veux juste être sûr de pouvoir sortir ce que je veux. »

La science-fiction est très présente, que ce soit de façon humoristique : « Je suis en orbite autour de la troisième planète d’une étoile connue sous le nom de Soleil, terminé. Est-ce que ça pourrait être la Terre ? Terminé. Affirmatif. Elle est connue pour héberger certaines formes d’espèces intelligentes, terminé. » (Third Stone from the Sun), ou de façon nettement plus alarmante ; « C'est la raison de mon angoisse, à voir les étoiles chamboulées, et cette odeur de monde carbonisé. » (Up From The Skies).


Discographie
Albums sortis de son vivant
Avec The Jimi Hendrix Experience / Band of Gypsys
Année Album Meilleure position dans les charts

1967 Are You Experienced #35 #02 #05
1967 Axis: Bold as Love #01 #05 #03
1968 Electric Ladyland #02 #06 #01
1970 Band of Gypsys #11 #06 #05


Avec Curtis Knight

* Jimi Hendrix & Curtis Knight : Flashing
* Jimi Hendrix & Curtis Knight : Flashing (UK 1968 London HA-8349)

Albums posthumes

A la mort d'Hendrix en 1970, ce fut le manager Michael Jeffery qui fut chargé de gérer son héritage discographique, et ce jusqu'à sa mort en 1973. Entre 1974 et 1995, ce fut le producteur Alan Douglas puis la famille d'Hendrix sous le nom Experience Hendrix LLC depuis lors.


Albums studio

* The Cry Of Love (1971)
* Rainbow Bridge - Original Motion Picture Sound Track (1971)
* War Heroes (1972)
* Loose Ends (1973)
* Crash Landing (1975)
* Midnight Lightning (1975)
* Nine To The Universe (1980)
* Valleys of Neptune (2010)

Albums live

* Isle of Wight (1971) : concert du 30 août 1970
* Hendrix In The West (1972) : constitué de différents concerts
* The Jimi Hendrix Concerts (1982) : constitué de différents concerts
* Jimi Plays Monterey (1986) : concert du 18 juin 1967
* Live At Winterland (1987) : issu des performances des 10-11-12 octobre 1968
* Live Isle Of Wight '70 (1991) : concert du 30 août 1970
* Stages (1991) : constitué de 4 concerts; Stockholm 67, Paris 68, San Diego 69 et Atlanta 70
* Jimi Hendrix :Woodstock (1994) : concert du 18 août 1969
* Live at the Fillmore East (1999) : issu des concerts des 31 décembre 1969 et 1er Janvier 1970
* Live at Woodstock (1999) : concert du 18 août 1969
* Blue Wild Angel: Jimi Hendrix Live At The Isle Of Wight (2002) : concert du 30 août 1970
* Live At Berkeley (2003) : second concert du 30 mai 1970
* Live At Monterey (2007) : concert du 18 juin 1967

Compilations

* Radio One (1988)
* Variations On A Theme: Red House (1989)
* Live & Unreleased - The Radio Show (1989)
* Lifelines - The Jimi Hendrix Story (1990) - CD 4 : concert du 26 avril 1969
* Jimi Hendrix :Blues (1994)
* Voodoo Soup (1995)
* First Rays Of The New Rising Sun (1997)
* South Saturn Delta (1997)
* BBC Sessions (1998)
* Merry Christmas and Happy New Year (1999)
* The Jimi Hendrix Experience Box Set (2000)
* Voodoo Child: The Jimi Hendrix Collection (2001)
* Martin Scorsese Presents The Blues: Jimi Hendrix (2003)

Dagger Records (pirates officiels)

* Live At The Oakland Coliseum (1998) : concert du 27 avril 1969
* Live At Clark University (1999) : concert du 15 mars 1968
* Morning Symphony Ideas (2000)
* Live In Ottawa (2001) : concert du 19 mars 1968
* The Baggy's Rehearsal Sessions (2002)
* Paris 67 / San Francisco 68 (2003) : concert du 9 octobre 1967 et second concert du 4 février 1968
* Hear My Music (2004)
* Live At The Isle Of Fehmarn (2005) : concert du 6 septembre 1970 (le dernier du trio Hendrix/Cox/Mitchell)
* Burning Desire (2006)
* Live at Woburn (2009) : concert du 6 juillet 1968

Le cas du Royal Albert Hall

* Londres (Royal Albert Hall) : 24 février 1969

Avec d'autres artistes

* Avec Curtis Knight : The complete PPX studio sessions (1965-67/1996 spv 089-29802 6cd Productions Ed Chalpin). Coffret de 6 CD, avec Hendrix comme multi-instrumentiste (guitare/basse/claviers etc), arrangeur et chanteur (parfois lead)
* Avec Little Richard : Friends from the beginning (LP ALA 1972)

* Avec Johnny Hallyday : L'ouvrage « Johnny le livre », écrit par Gilles Paquet, contient un cd collector avec la version de Hey Joe en français chantée par Johnny et accompagnée à la guitare sèche par Jimi Hendrix.

Filmographie

* Experience (1968, réédité en 2001)
* Jimi Plays Berkeley (1971, réédité en 2003)
* Rainbow Bridge (1972) : Une première et longue partie étrange où de jeunes babas-cools tentent de philosopher (non sous-titrée !) et puis quelques extraits des deux concerts avec un son très moyen.
* A Film About Jimi Hendrix (1973)
* Jimi Plays Monterey (1987, réédité en 2006)
* Atlanta (1992)
* Live At Woodstock (1992, réédité en 1999)
* The Making Of Electric Ladyland (1997)
* Band of Gypsys (1999)
* The Dick Cavett Show (2002)
* Blue Wild Angel: Jimi Hendrix Live At The Isle Of Wight (2002)
* The Uncut Story (2004) [Indépendant]
* Live At Woodstock [Deluxe 2 DVD Edition] (2005)
* Live At Monterey (2007)

Bibliographie
Biographies

* (en) Chris Welch, Hendrix - A Biography, Omnibus Press, 1972
* (en) Harry Shapiro & Caesar Glebbeek, Jimi Hendrix - Electric Gypsy, Saint Martin's Press Inc, 1990, actualisé en 1995
* (en) John McDermott et Eddie Kramer, Hendrix: Setting The Record Straight, Warner Books, 1992
* (en) Martin I. Green (textes) et Bill Sienkiewicz (dessins), Voodoo Child: The Illustrated Legend of Jimi Hendrix, Penguin Studio, 1995
* (en) Keith Shadwick, Jimi Hendrix : Musician, Backbeat Books, 2003
* (fr) Sharon Lawrence, Jimi Hendrix - L'homme, la magie, la vérité, Flammarion, 2005
* (fr) Charles R. Cross, Jimi Hendrix - L'expérience des limites, Camion Blanc, 2005
* (fr) Janie Hendrix & John McDermott, Jimi Hendrix intime (1 CD audio et nombreuses reproductions de documents inclus), Éditions K&B, 2007

Études et témoignages

* (en) Nona Hatay, Jimi Hendrix - The Spirit Lives On..., Last Gasp of San Francisco, 1983
* (fr) Miles Davis avec Quincy Troupe, Miles - l'autobiographie, Infolio, 1989 (nouvelle traduction en 2007)
* (fr) Laurent Cugny, Las Vegas Tango, P.O.L, 1989
* (fr) Charles Shaar Murray, Jimi Hendrix - Vie et légende, Seuil, 1989
* (en) Mitch Mitchell & John A Platt, Jimi Hendrix: Inside the Experience, Hamlyn, 1990
* (en) Noel Redding & Carol Appleby, Are You Experienced?: Inside Story of the Jimi Hendrix Experience, Fourth Estate, 1990
* (en) John McDermott avec Billy Cox & Eddie Kramer, Jimi Hendrix : Sessions, Little Brown and Company, 1995
* (fr) Moebius & Jean-Noël Coghe, Jimi Hendrix - Émotions électriques, Castor Astral, 1999
* (en) Steven Roby, Black Gold - The lost archives of Jimi Hendrix, Billboard Books, 2002
* (fr) David Stubbs, Jimi Hendrix - Mots pour mots, Flammarion, 2003
* (en) Dave Thompson, Cream - How Eric Clapton Took the World by Storm, Virgin Books, 2005

Revues, magazines...

* Blues Again!, n°7, octobre/novembre/décembre 2006


Musée

* Experience Music Project de Seattle : « Temple du Rock 'n' roll » en l'honneur tout particulier de Jimi Hendrix conçu en 2000 par le célèbre architecte Frank Gehry et financé par le milliardaire américain Paul Allen (cofondateur de Microsoft avec Bill Gates).

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MessageSujet: Re: HENDRIX LA LEGENDE   Dim 9 Mai - 16:36

Ah Jimi, tout simplement le meilleur et le plus guitariste de tous les temps, indépassable. Ce topic me donne l'envie de me remettre un coup Machine Gun sur la platine.

Viva Jimi.
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MessageSujet: Re: HENDRIX LA LEGENDE   Ven 23 Juil - 22:33

Le rock est mort en même temps qu'Hendrix. Depuis, il n'y a rien eut de ce coté là. C'est devenu une musqiue de has been. Il n'y avait que qu'Hendrix pour faire survivre le rock Qu n'a jamais pleurer sur Little Wing ?
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MessageSujet: Re: HENDRIX LA LEGENDE   Mar 27 Juil - 22:08

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Yazid Manou
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MessageSujet: Re: HENDRIX LA LEGENDE   Jeu 29 Juil - 15:42

Bien qu'en cette année commémorative, septembre soit le vrai rendez-vous de tous les fans de Jimi Hendrix, l'effervescence débuta dès le mois de mars avec la publication de l'album "Valleys of Neptune".

Pour la suite, les prévisions discographiques liées au 18 septembre 2010 sont encore dans le flou et l'incertitude. Mais pour LES EDITIONS FETJAINE et le styliste MAURICE RENOMA, le programme des événements est clair :

16 SEPTEMBRE :

Sortie du LIVRE "Jimi Hendrix - Experience à Masons Yard" par le photographe anglais Gered Mankowitz + ouverture de l'EXPO-PHOTOS Jimi Hendrix à la boutique Renoma (Paris) avec Mankowitz et une douzaine de photographes (du 16 septembre au 16 décembre).

Boutique Renoma 129bis, rue de la Pompe 75016 Paris

Livre de Gered Mankowitz :

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MessageSujet: Re: HENDRIX LA LEGENDE   Jeu 29 Juil - 18:24

Bienvenu Yazid, et merci pour l'info cheers

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MessageSujet: Re: HENDRIX LA LEGENDE   Jeu 29 Juil - 21:46

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MessageSujet: Re: HENDRIX LA LEGENDE   Aujourd'hui à 20:18

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HENDRIX LA LEGENDE
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